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Caroline Pozmentier : Le combat contre l’Islamisme radical doit se mener sur tous les fronts par l’éducation, la prévention et la répression

L’adjointe au maire de Marseille (LR) déléguée à la Sécurité Publique et à la Prévention de la Délinquance, est candidate aux élections régionales autour du projet « Ca va changer » porté par Renaud Muselier.

Lev Haïr : Craignez-vous que l’étiquetage des produits israéliens fabriqués dans les colonies, décidé par l’Union européenne, radicalise un peu plus le mouvement BDS ?

Caroline Pozmentier : « La commission européenne a adopté la « notice interprétative sur l’indication d’origine des marchandises en provenance des territoires occupés par Israël depuis juin 1967 », une discrimination contre les produits provenant des territoires sous administration israélienne, comparés à ceux issus d’autres régions du monde (Tibet, Sahara occidental). Ces mesures peuvent être considérées comme illégales au regard des accords de l’OMC. Le gouvernement français serait irresponsable s’il mettait en oeuvre cette notice, non contraignante pour les états membres. Le mouvement BDS mène une action illégale, une provocation à la discrimination et encourage la violence. La justice française l’a enfin confirmé par deux arrêts de la Cour de cassation le 20 octobre. Il n’y a plus d’ambiguïté, qu’il reste dans l’illégalité et qu’il soit combattu ».

L.H : Des étrangers ayant purgé leur peine pour terrorisme sont assignés à résidence car exposés à des traitements inhumains, selon la Cour européenne des droits de l’homme. Notre sécurité serait-elle inférieure aux droits de ces hommes-là ? 

C.P : « La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Mais de quoi parlons-nous ? De la « liberté de tuer », celle que les barbares veulent nous imposer ? Il est indispensable d’assigner à résidence jusqu’à interner sous l’empire de lois d’exception tous ceux qui sont en lien avec des organisations terroristes, tous ceux qui sont les ennemis de la sécurité de l’état et de ses citoyens. Il faut les expulser. Il faut engager des procédures administratives de recrutement et de formation même si celles-ci sont longues à mettre en place. Mais nous avons aussi d’autres ressources : donner des prérogatives claires, en proportion avec la situation, aux forces de sécurité, faire appel à la réserve citoyenne. Il est indispensable d’intégrer une culture citoyenne de vigilance dans une période qui peut durer. L’état d’urgence est en cours, nous devons aller vite à l’heure où l’information va trop vite, à l’heure où notre jeunesse souffre. Des actions concrètes, urgentes doivent être prises, sinon elle ne nous le pardonnera pas ».

L.H : Vous êtes présidente de la Chambre de Commerce France- Israël Marseille Provence. Quels partenariats ont été noués avec les entreprises israéliennes ? 

C.P : « Créée en 2006, la CCFI n’a eu de cesse de jouer son rôle, lancer des ponts entre acteurs économiques, scientifiques, culturels, provençaux et israéliens. Les missions commerciales sont essentielles pour mieux s’accepter. Le comité scientifique de la CCFI a été au cœur des accords de coopération entre Marseille et Israël depuis 2011, avec l’hôpital de Haïfa, le Technion et l’Université Aix-Marseille. Le 12 novembre 2015, une lettre d’intention de coopération a été signée entre l’AMU et le Technion, reçu à Marseille autour des nanosciences, énergies vertes, imagerie biomédicale. Le même jour, Dan Shechtman, professeur émérite de l’Institut du Technion, recevait le titre de Docteur Honoris Causa d’Aix Marseille Université. Nous poursuivrons notre action en continuant à emmener des délégations en Israël. La multiplication des échanges commerciaux bilatéraux participe à la résolution des conflits géopolitiques qui les opposent. La Start-Up Nation est une chance pour le monde libre, un partenaire incontournable pour ceux qui tiennent à leur développement ». 

L.H : Marseille compterait 13 mosquées prônant l’islamisme radical. La ville est-elle autant exposée au risque de terrorisme islamiste que les autres villes françaises ? 

C.P : « Le combat contre l’Islamisme radical doit se mener sur tous les fronts : éducation, prévention, répression. Il y a plus d’un an, j’ai osé dire que Marseille n’était pas connue comme plaque tournante active de l’islamisme radical contrairement à d’autres départements. Mais cela ne signifie pas qu’il s’agit d’une plaque dormante. Les services de renseignement sont engagés, le Préfet de Police agit dans cette direction. Pour ma part je me bats contre les racismes, l’antisémitisme, assurant la meilleure des formations aux personnels administratifs, collégiens, dans les quartiers, via une politique de sécurité, de partenariats, relations de confiance pour une meilleure information entre acteurs. Nous devons être intransigeants contre les fausses informations diabolisant Israël, démocratie victime du terrorisme ».

Propos recueillis par Aline Barbero

Pour plus d’informations : http://carolinepozmentier.tumblr.com/

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