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Hagay Sobol : « Dépasser les clivages corporatistes »

Le Professeur Hagay Sobol, cancérologue généticien à l’Institut Paoli Calmettes et conseiller à la Mairie du 6ème secteur, est candidat pour le prochain scrutin régional sur la liste de Christophe Castaner et Chritophe Madrole. Il se place avant tout en homme de rassemblement.

Lev haïr : Alors que notre pays a subi la plus grande attaque terroriste de son histoire, nos responsables politiques vont-ils enfin admettre que France et Israël ont un seul et unique adversaire ?

Hagay sobol : « Le fait d’attaquer les fidèles d’une synagogue à Tel Aviv, qui n’est pas un « territoire occupé », revient à attaquer des spectateurs au Bataclan en France. Aujourd’hui, il faut prendre conscience qu’il n’y a pas de « terrorisme légal » : le justifier ailleurs revient à l’accepter chez nous. Les discours concernant le droit d’Israël à se défendre sont toujours teintés d’un « oui mais ». Aujourd’hui, ce « oui mais » est là pour diviser, comme si les terroristes qui attaquent Israël avaient une légitimation de le faire. Dans les récentes attaques qui ensanglantent l’Etat Hébreu la dimension religieuse est prédominante. Qu’il s’agisse de la France ou d’Israël, nous sommes tous menacés par le même mal, l’islam radical. Il faut analyser objectivement la situation actuelle et abandonner les anciennes grilles de lectures qui ne sont plus pertinentes. Ce n’est qu’en prenant conscience du problème que l’on trouvera des solutions adaptées. Nous nous devons d’être extrêmement fermes vis à vis de ce mal islamiste. En revanche, ne tombons pas dans le piège des amalgames en ciblant les musulmans dans leur ensemble. Il y aura forcément un avant et un après 13 novembre. On ne peut plus tolérer l’intolérable, il s’agit d’une question de survie. « Le terrorisme islamiste n’est rien d’autre qu’une secte » pour reprendre les mots de l’écrivain algérien Boualem Sansal. Personne ne doit perdre de vue cette réalité. Et je salue les mesures sans précédent qui ont été prises par notre gouvernement pour lutter contre les extrêmes ».

Lev Haïr : Comment expliquer que le parti antisioniste, qui affirme que le sionisme « présente un danger pour la paix », ne soit pas encore dissous dans notre pays ?

Hagay Sobol : « Les choses vont changer très certainement. Boycotter Israël a été heureusement reconnu comme illégal. Et les « spectacles » de Dieudonné incitent à la haine. Dans les conditions actuelles la dissolution de ce parti dont il est la figure de proue n’est plus qu’une question de temps. Je souhaite à cette occasion rappeler que le fait de prôner l’antisionisme qui n’est pas la critique légitime d’un gouvernement démocratique, revient à importer un conflit étranger et par conséquent diviser les Français ».

Lev Haïr : Quel bilan tirez-vous de la mandature Vauzelle ?

Hagay Sobol : « Je reconnais à Michel Vauzelle d’avoir ouvert la région PACA sur la Méditerranée, ce qui a été déterminant pour son avenir. Tout n’est pas parfait bien sûr, mais cette mandature a permis le développement économique, le rayonnement scientifique et une ouverture psychologique qui permet d’accepter l’autre.

Lev Haïr : Quelles sont vos motivations pour cette élection ?

Hagay Sobol : Ma motivation repose sur plusieurs thèmes. Tout d’abord aider à développer les échanges avec les pays du pourtour méditerranéen et renforcer les coopérations existantes, en particulier avec Israël qui a tant à apporter dans le domaine de l’innovation. Mais également en Europe. Car je crois en l’Europe des régions. Les nouvelles compétences que nous permettent d’envisager des politiques de coopérations qui dépassent notre aire géographique. Il faut être entreprenant, ce qui favorisera l’emploie et la croissance.

Comme vous le voyez je suis un homme de paix et de dialogue, un Méditerranéen et Européen convaincu qui va vers les autres. J’espère pouvoir apporter mon regard issu de la société civile et valoriser en politique ce que j’ai pu accomplir en tant qu’homme. Par exemple, dans mon service à l’hôpital, j’ai reçu des étudiants du monde entier, notamment du Maghreb, des Egyptiens, des Libanais, des Syriens. Ils savaient exactement qui j’étais, d’où je venais. Ils venaient voir un spécialiste en lequel ils avaient confiance, ce qui a permis de tisser des liens durables ».

Propos recueillis par Aline Barbero

Pour plus d’informations : http://hagaysobol.overblog.com/

 

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