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vivre en harmonie avec la nature Par Elizabeth Lezmi-Delouya

Il existe des juifs en Amazonie qui défendent la plus grande forêt tropicale de la planète, où ils vivent depuis plusieurs générations, intégrés aux populations indiennes locales. Ces enfants d’Israël et de la forêt en appellent à la conscience humaine et au respect de la nature, et vénèrent au cœur de leur village,  depuis le 19éme siècle, la tombe du Rav Benzaken, venu de Tétouan au Maroc, et considéré comme un saint pour son légendaire respect de la nature.

Englués en notre moderne cocon technologique, savons nous quelle est, au juste, le regard que la Thora porte sur la nature ?

Tout d’abord Si les juifs ne mettent pas de fleurs ni sur les cercueils ni sur les tombes, c’est pour éviter de transgresser l’interdiction de «  destructions injustifiées ».

Ensuite la bénédiction sur le processus de floraison des arbres, Birkat Ha Ilanot,   est une louange au créateur pour avoir permis à l’homme de « communier » avec la nature. Mais savons nous seulement le faire ?

La fête de Toubi Chvat est un hymne à la nature avec pour coutume de consommer à la table familiale sept à quinze fruits différents, soit une façon de se pencher sur les relations de l’homme avec la nature.

Les sages d’Israël ont utilisé l’image de l’arbre pour symboliser le positionnement de l’être juif dans le vivant .L’ Etz Haïm ou l’arbre de vie à des branches apparentes qui symbolisent l’aspect extérieur, parfois trompeur. Le tronc est le principe de force. Les racines, invisibles, sont pouvoir, vitalité et science profonde.

Il est intéressant de constater que les  techniques de sophrologie, relaxation et bien être sont fascinées par cette image au point d’en faire leur assise.

Existerait-il un ordre de la nature à respecter afin de pouvoir vivre harmonieusement ?

On sait que l’ingestion par une espèce de la matière cérébrale de sa propre et même espèce entraîne une maladie dégénérative. On retrouve ainsi la maladie de Creutzfeldt- Jakob chez des patients traités par une hormone extraite de cerveaux humains non stérilisés, et la maladie de la vache folle chez les bovins  alimentés par des farines animales. Cette logique rend des animaux herbivores et les hommes occidentaux…cannibales, ce qui explique l’apparition de pandémies et de maladies non pas nouvelles mais anciennes, que l’on attribuait jusque-là aux tribus- à ce jour« disparues » -de cannibales…

Il y aurait donc bien un ordre de la nature à ne pas transgresser…et des valeurs à préserver, à commencer par le respect de la vie, d’où la défense édictée par le grand Obadia Yossef, d’assister à une Corrida.

La protection de l’animal et  de la nature signifie pour le judaïsme équilibre, harmonie, mieux vivre et  respect de la création Divine. ..et préservation de sentiments humains de base tels compassion et miséricorde ;

 

– »Lorsque tu rencontreras par hasard sur ton chemin un nid d’oiseaux sur quelque arbre ou à terre, de jeunes oiseaux ou des œufs s’y trouvant et sur lesquels est posée la mère, tu ne prendras pas la mère avec sa couvée : tu es tenu de renvoyer la mère, mais les enfants, tu peux les prendre pour toi; de la sorte, tu seras heureux et tu verras se prolonger tes jours ». Deutéronome XXII, 6,7.

 

Renvoyer la mère loin du nid permet de ne pas abattre la mère en même temps que ses enfants, cruauté, souffrances et perversion injustifiées, ni l’autoriser à voir leur mort.

Pourquoi le judaïsme est-il un humanisme ?

Tout simplement, peut-être, parce qu’une mère oiseau peut être ou ne pas être renvoyée de son nid …

 

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